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Deutéronome 32.21


"Ils m’ont donné pour rival ce qui n’est pas Dieu, ils m’ont offensé par leurs vaines idoles.
Eh bien ! moi, je leur donnerai pour rival ce qui n’est pas un peuple, par une nation folle je les offenserai. "

La nation ignorante sont les Arabes, qui étaient plongés dans la barbarie et dans l'idolâtrie et regardés avec mépris par les Juifs comme descendants d'Agar. Le sens du verset est que Dieu irritera les Juifs et les humiliera en leur préférant cette nation barbare et ignorante qu'ils méprisent. Dieu accomplit sa menace en suscitant au milieu de ce peuple le Prophète, que la paix et la bénédiction soient sui lui.

Dieu dit dans le chapitre du Vendredi : "C’est lui qui a été envoyé parmi les illettrés, comme Prophète choisi dans leur sein, pour leur raconter les progrès, pour les purifier, pour leur enseigner le livre et la sagesse, tandis qu'avant ils étaient dans un égarement manifeste" (LXII, 2). Ce peuple ignorant n'est pas les Grecs, ainsi que paraît l'affirmer Paul dans son Epître aux Romains (chap. X), les Grecs avaient atteint, trois cents ans.avant Jésus Christ, le plus haut degré de civilisation et de culture, ils avaient eu Socrate, Hyppocrate, Pythagore, Platon, Aristote, Archimède, Euclide,
Galien et d'autres hommes illustres dans la philosophie, dans les mathématiques, dans les sciences naturelles, etc.

Du temps même du Christ, les Grecs conservaient encore les traditions savantes et la civilisation d'autrefois et ils connaissaient par la traduction des
Septante, faite deux cent cinquante-six ans avant Jésus Christ, tous les livres de l'Ancien Testament, ils n'embrassèrent pas cependant la religion de Moïse et continuèrent à s'occuper des recherches scientifiques et spéculatives, comme le dit Paul lui-même (l e Cor. I, 22-23) : "Les Juifs demandent des miracles, et les Grecs cherchent la sagesse.

Les Grecs ne peuvent donc pas être le peuple ignorant dont parle l'Ecriture, et l'interprétation donnée par Paul dans l'épître aux Romains est erronée ou dite dans un autre sens que le sens littéral. On sait d'ailleurs que nous n'accordons aucune autorité aux paroles de Paul.
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